夏雪宜
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Beaucoup de gars, avant de réussir, se plaignent d'eux-mêmes. Ils pensent que tout ira bien une fois qu'ils auront réussi et prospéré... À ce moment-là, quel genre de fille ne voudrait pas d'eux ? Jeunes, belles, et on peut choisir sans problème ?
C'est effectivement le cas ! Jusqu'à ce qu'ils réussissent vraiment, ils réalisent soudain que trouver une fille jeune et belle n'est pas difficile, il y en a plein. Mais trouver une fille jeune, belle, avec une famille heureuse, des valeurs solides, un cercle social stable, qui accepte volontiers de s'engager jeune et de tomber sous ton charme, est-ce que toi, un gars plus âgé, tu peux vraiment gérer ça... c'est aussi difficile que d'escalader le ciel !
C'est presque impossible.
Arrivé à la quarantaine, j'ai soudain compris une vérité : combien d'argent une personne peut gagner est peut-être prédestiné. Combien de fortune on aura dans cette vie semble être déjà fixé, ce n'est pas quelque chose que la volonté seule peut contrôler.
Certains argent, s'ils doivent être à toi, tu ne peux pas y échapper. D'autres argent ne seront jamais à toi, peut-être qu'aujourd'hui ils sont dans ta poche gauche, mais demain ou après-demain ils partiront sous une autre forme, donnés à quelqu'un d'autre. Parfois, tu travailles dur pour gagner de l'argent, mais c'est peut-être pour enrichir quelqu'un d'autre. Par exemple des escrocs, des hôpitaux, des enfants dépensiers...
La durée de vie d'une personne n'a pas beaucoup à voir avec l'exercice ; combien d'argent une personne gagne n'est pas non plus entièrement proportionnel à ses efforts. Ceux qui réussissent à entrer à Qinghua ou Beida ne sont jamais formés par des cours, mais sont nés pour cela.
Alors, il faut suivre le courant, ne pas être trop têtu, ni trop pointilleux. Ce qui doit venir viendra, ce qui doit partir partira, c'est suffisant. Moins de contraintes, plus de liberté, c'est peut-être la plus grande clarté.
Quand on atteint la fin de la quarantaine et la cinquantaine, beaucoup de mariages perdent peu à peu leur éclat passionné, il n'y a plus de tendresse au lit, ni de conversations tranquilles en dessous, plus d'étreintes intimes, ni de baisers doux, plus de disputes sur le bien ou le mal, plus de questions sur les allées et venues, chacun ne dérange pas l'autre, chacun vit en paix.
Deux personnes qui autrefois ne se cachaient rien deviennent peu à peu des étrangers sous le même toit, vivant séparément dans la même pièce, dormant chacun de leur côté, comme deux moines dans un temple, chacun gardant son côté, paisible mais froid.
C'est probablement la norme des mariages à la fin de la quarantaine et cinquantaine aujourd'hui. La passion s'est estompée, les aspérités se sont adoucies, il n'y a plus de tumulte, il ne reste que la douceur silencieuse d'un filet d'eau.
Ce n'est pas que l'amour a disparu, c'est que le temps a passé, l'amour et la haine se sont atténués, on a accepté la banalité, toléré la distance, transformant l'amour tumultueux en une vie stable pour le reste des jours.
Pas de disputes, pas de cris, pas de tumulte, pas d'attentes, pas de rancunes, c'est à la fois un regret, une acceptation, et surtout le refuge le plus doux du mariage à la fin de la quarantaine et cinquantaine.





